
bombe
(bon-b') s. f. 1°Globe de fer creux rempli de poudre qui, lancé avec un mortier, s'élève en l'air et, retombant, éclate quand la mèche a communiqué le feu à la poudre. Dans l'art de tirer les bombes, dont tant d'habiles gens se sont mêlés, M. de Ressons compta jusqu'à vingt-cinq défauts de pratique qu'il corrigea avec succès dans différentes rencontres, FONTEN. Ressons. On entendait gronder ces bombes effroyables, VOLT. Henr. VI. Les bourgeois, à la première bombe, se seraient rendus, MONTESQ. Lett. pers. 105. Le géomètre nous donna soudain les propriétés de la ligne que la bombe avait décrite en l'air, MONTESQ. ib. 128. Fig. Tomber comme une bombe arriver à l'improviste. Elle tombe ici comme une bombe, à l'heure que j'y pense le moins, SÉV. 435. 2°Familièrement et figurément, malencontre, accident. La bombe va crever, il va survenir quelque malencontre. Gare la bombe, craignez un accident. Quoiqu'il [le cardinal de Bouillon] dût bien s'attendre qu'à la fin la bombe crèverait, il en parut accablé, SAINT-SIMON, 78, 6. Quelle bombe jetée au milieu de vous tous ! SÉV. 570. Quelle bombe tombée au milieu des plaisirs ! SÉV. 460. Le parti de Harlay fut le silence et d'attendre la bombe [l'éclat de son beau-père], SAINT-SIMON, 42, 240. 3°Boule en verre creux renfermant de la poudre fulminante et éclatant quand on marche dessus. 4°Sorte de bouteille de verre ronde, à collet fort court. Bombes volcaniques, portions de lave en fusion que lancent les volcans. Terme de marine. Bombe de signaux, grosse boule en toile noire qui est montée sur des cercles et hissée à des mâts, des vergues, etc.
Synonymes : bamboche , beuverie , bombance , bringue , festin , noce , agapes , balthazar